Darnétal

Normandie, Seine-Maritime
© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Darnétal, novembre 2021.

Le monument aux morts de Darnétal est situé dans le cimetière de la ville. Il représente une femme, debout, les mains croisées tenant une branche de laurier (symbole de la victoire). Son regard est baissé vers une tombe. Cette femme symbolise la patrie qui rend hommage aux soldats tombés pour la France.

Intitulé La Normandie en deuil pleurant ses enfants, ce monument a été édifié par souscription publique en 1924 et érigé sous la présidence du Préfet Lallemand.

L’auteur de ce monument est le sculpteur Alexandre Morlon (1878 – 1951).

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Darnétal, novembre 2021.
© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Darnétal, novembre 2021.
© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Darnétal, novembre 2021. Drapeau et casque.

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Darnétal, novembre 2021.

Saint-Pierre-Eglise

Manche, Normandie
© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Saint-Pierre-Eglise, 2022.
© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Saint-Pierre-Eglise, 2022.

Le monument aux morts de Saint-Pierre-Eglise est un obélisque surmonté d’une figure féminine, un ange. Il est situé entre le calvaire et l’entrée de l’église, marquant ainsi la place de la religion catholique dans les commémorations des soldats morts au combat.

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Saint-Pierre-Eglise, 2022.
© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Saint-Pierre-Eglise, 2022.
© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Saint-Pierre-Eglise, 2022.
© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Saint-Pierre-Eglise, 2022.
© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Saint-Pierre-Eglise, 2022.
© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Saint-Pierre-Eglise, 2022.

Vire

Calvados, Normandie

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Vire, 2016.

Le monument aux morts de Vire est particulier à plus d’un titre. Sa localisation peut surprendre : il est situé dans le cimetière de la ville, complètement excentré du coeur de la commune et au sein même du cimetière, il n’est pas visible au premier coup d’oeil. En revanche, il bénéficie d’une vue superbe sur le bocage, qu’il domine.

Ce monument érigé par souscription publique en 1924 est l’oeuvre du sculpteur Georges Roty (1892 – 1973).

Il s’agit d’un mausolée sur lequel deux femmes se dressent, aux postures très différentes. L’une d’elle, voilée, implore le ciel en levant ses mains jointes et symbolise la veuve. L’autre porte une armure et un casque et pose une main sur une couronne de lauriers. Elle symbolise la victoire.

Le contraste entre le deuil et la victoire, représentés par ses deux femmes, est une des grandes forces de ce monument aux morts.

Notre-Dame-de-Bondeville

Normandie, Seine-Maritime

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Notre-Dame-de-Bondeville.

Le monument aux morts de Notre-Dame-de-Bondeville représente une femme tenant une palme dans chaque main et qui se dresse fièrement en regardant devant soi. Il s’agit d’un monument en pierre de grande taille qui invite à commémorer les morts et à préserver la paix.

Argentan

Normandie, Orne

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts d’Argentan.

Le monument aux morts d’Argentan domine la place du marché. Une femme, victoire ailée, se dresse en haut d’un mausolée. A ses pieds, un bas-relief représente un Poilu et une femme se regardant de part et d’autre de l’inscription commémorative de la ville d’Argentan.

Ce monument inauguré en 1923 a été réalisé par l’architecte Félix BESNARD BERNARDAC, les sculpteurs Carlo SARRABEZOLLES (1888 – 1971) et Paul SILVESTRE (1884 – 1976) et a été fondu en bronze par la célèbre fonderie BARBEDIENNE.

Lyons-la-Forêt

Eure, Normandie

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Lyons-la-Forêt.

Le monument aux morts cantonal de Lyons-la-Forêt est composé d’une colonne centrale sur laquelle on peut admirer une figure féminine en bronze représentant la Victoire et d’un ensemble de plaques indiquant les noms des morts de chaque commune, fixées sur des murs en briques.

Le sculpteur Maurice LEROUGE (1879 – 1928) a réalisé la sculpture et l’architecte Pierre PATOUT (1879 – 1965) a conçu l’ensemble.

Barentin

Normandie, Seine-Maritime

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Barentin.

Le monument aux morts de Barentin, inauguré en 1923, représente un Poilu mourant dans les bras d’une femme symbolisant la Victoire (modèle de série).

Le sculpteur Robert DELANDRE (1879 – 1961), natif d’Elbeuf,, l’a réalisé avec le concours d’un architecte rouennais, Georges BOURIENNE (1860 – 1935).

Robert DELANDRE a également sculpté les monuments aux morts de Saint-Etienne-du-Rouvray et d’Oissel.

Gaillon

Eure, Normandie

 

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Gaillon.

Le monument aux morts de Gaillon a été réalisé par le sculpteur Robert RAYMOND et l’entreprise Lanctuit (signatures sur le piédestal). Il trône sur une place principale de la ville.

Il représente une femme soutenant dans ses bras un Poilu mourant. La sculpture en pierre est imposante, les personnages sont massifs. Leurs visages sont très expressifs et leurs yeux, sculptés sans iris, semblent révulsés par la colère et la peine.

Dans ce groupe, le rôle de la femme est prépondérant : elle domine la scène par sa taille et incarne probablement la mère-patrie aussi bien que la veuve de guerre. Le sculpteur rend ainsi hommage au rôle des femmes, essentiel, tout au long de la Première Guerre mondiale et après l’Armistice.

Elbeuf

Normandie, Seine-Maritime

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts d’Elbeuf.

Le monument aux morts d’Elbeuf, situé devant l’Hôtel de Ville et la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité », se dresse au-dessus d’une imposante colonne. Réalisé en marbre blanc, il domine toute la place. On y voit trois figures liées les unes aux autres : un Poilu mort dans les bras d’une femme voilée portant le deuil et au-dessus, une femme ailée symbole de la victoire française.

Gisors

Eure, Normandie

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Gisors.

Le monument aux morts de Gisors représente un Poilu les poings serrés surmonté d’une figure féminine symbolisant la victoire, tenant une couronne de laurier dans une main. Au dos du piédestal, on peut voir sur une plaque une femme en deuil et son enfant au-dessus d’un Poilu gisant.

Ce monument a été réalisé par le sculpteur Georges CHAUVEL, né à Elbeuf (1886-1962) et la Fonderie belge Debraz et Monsere.

Le Creusot (Saône-et-Loire)

Ailleurs en France

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts du Creusot, Saône-et-Loire.

La ville du Creusot dispose d’un imposant monument aux 879 morts creusotins morts pour la France durant la Première Guerre mondiale. Inauguré en 1930, il a été réalisé par l’entreprise Pagani, sous la direction de l’architecte M. Devillard, avec des sculptures de Descotes.

La sculpture centrale représente une femme pleurant sur un tombeau. Au-dessus d’elle, un médaillon avec un Poilu et l’inscription

« Aux héroïques et glorieux enfants du Creusot morts pour la France – Honneur et patrie ».

Jour de marché à Saint-Saëns

La vie autour des MAM, Normandie, Seine-Maritime

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Saint-Saëns un jour de marché, 2016.

Le monument aux morts de Saint-Saëns, en Seine-Maritime, est situé sur un mur de l’église. Il représente une femme ailée, symbole de la Victoire.

Chaque semaine, pendant le marché, cette femme veille sur ses contemporains même si ces derniers semblent ne plus la remarquer.

Saint-Agnan-sur-Erre

Normandie, Orne

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Saint-Agnan-sur-Erre.

Le monument aux morts de Saint-Agnan-sur-Erre est un bas-relief en bronze représentant une femme en robe entourée de colombes, symboles de la paix. Il a été réalisé par un sculpteur contemporain et se situe sur un côté de l’église.

Pour l’anecdote, il ne s’agit pas de la sculpture d’origine qui avait été réalisée par Henri CHAPU  (1833 – 1891) en 1927. Celle-ci a été volée en 2006 et remplacée par la municipalité. Vous pouvez voir la sculpture d’Henri Chapu en cliquant ici.

Tourouvre

Normandie, Orne

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© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Tourouvre.

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Le Poilu de Tourouvre meurt dans les bras de la Victoire, représentée symboliquement par une femme au poing levé.

Il a été réalisé par le sculpteur Fernand-Louis ANGUE (1886-1974). Ce sculpteur normand, né à Flers, a aussi réalisé les monuments aux morts d’Avranches et de Falaise.

Deauville

Calvados, Normandie

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Deauville.

Le monument aux morts de Deauville est un mausolée au-dessus duquel trône une femme armée d’une lance et d’un bouclier. Son regard est déterminé. Elle protège les morts.

Ce monument a été réalisé par le sculpteur Max BLONDAT (1872-1925) et inauguré en septembre 1921.

Evreux

Eure, Normandie

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts d’Evreux.

La ville d’Evreux compte plusieurs monuments aux morts de la Première guerre mondiale, dont celui-ci, situé dans le cimetière communal. Il représente une femme assise en pleurs entouré de deux plaques invitant au souvenir :

« SOUVIENS TOI »

« ILS SONT MORTS
POUR QUE TU
RESTES FRANÇAIS »

Ménilles

Eure, Normandie

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Ménilles.

Le mémorial de Ménilles a été réalisé en 1922 par l’artiste Ernest Albert Miserey (1862-1938) originaire de cette même ville. Le Ménillon a sculpté une Victoire aux lauriers sous la forme d’un ange avec un casque tenant dans chaque main une couronne de laurier.

Pont-Farcy

Calvados, Normandie

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Pont-Farcy.

Le monument aux morts de Pont-Farcy dans le bocage normand a été réalisé par le sculpteur Jules Dechen et le fondeur Antoine Durenne. Il représente un Poilu allongé mourant en dessous d’une femme représentant la victoire.

Sainte-Adresse

Normandie, Seine-Maritime

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Sainte-Adresse.

Le monument aux morts, sur les hauteurs de Sainte-Adresse, représente un très bel ensemble de trois figures : un Poilu dressant fièrement la poitrine et à ses côtés, une jeune femme (son épouse ?) et une vieille dame (sa mère ?). Sur le socle, on peut lire cette inscription : « Et ceux qui mourront monteront au ciel comme des martyrs. »

Réalisé par le sculpteur Alphonse Saladin (1878-1956), il a été inauguré en 1923. Alphonse Saladin a aussi réalisé le monument aux morts de Caen : retrouvez un article ici.

Octeville

Manche, Normandie

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts d’Octeville.

Au sommet d’Octeville, dans le cimetière communal, se dresse le monument aux morts. Une femme en deuil surplombe l’ensemble du cimetière et la rade de Cherbourg. La vue est magnifique… mais l’ensemble est d’une grande tristesse, à la mesure du nombre de morts (soldats et marins) tombés pour la France.

Ce monument est l’oeuvre du sculpteur cherbourgeois Marcel JACQUES (1864-1952) qui a également réalisé la statue du peintre Jean-François MILLET à Gréville-Hague en 1898 (ceci est une autre histoire, passionnante, que vous pouvez lire en cliquant ici).

Cherbourg

Manche, Normandie

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Cherbourg.

Le monument aux morts de Cherbourg, situé dans le jardin public, est un exèdre (demi-cercle) au-dessus duquel trône une femme, debout, tendant le bras droit. A ses pieds, les plaques indiquant les noms des morts pour la France et une plaque aux insignes de la ville.

Ce monument a été réalisé en 1927 par Alexandre Descatoire (1874-1949), comme celui de Montebourg.

Céton

Normandie, Orne

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Céton.

Le monument aux morts de Céton, sculpté par Robert Gaullier (1874-1922) représente un Poilu couronné par une femme ailée, symbole de la victoire. Les deux figures sculptées peuvent évoquer un couple, dont la tristesse des regards frappent le passant. Les mots « devoir », « honneur » et « patrie » sont inscrits sur le monument.

Le piédestal est orné d’un blason de grande taille représentant deux fusils, des palmes et un casque entrecroisés.

Le sculpteur Robert Gaullier a aussi réalisé le monument aux morts de Rémalard : cliquez ici.

Bayeux : drapeaux et trottinette

Calvados, La vie autour des MAM, Normandie

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Bayeux, 11 novembre 2015.

En cette fin de journée de 11 novembre, les commémorations de l’Armistice de 1918 étant passées, deux agents de la ville de Bayeux retirent les drapeaux, tandis qu’une petite fille jette un oeil à la grande statue du haut de sa trottinette.

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Bayeux

Non classé

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Bayeux.

Le monument aux morts de Bayeux représente une femme ailée, symbole de la victoire. Elle porte dans chaque main une couronne mortuaire. Elle a été réalisée par Eugène Paul BENET (1863-1942).

Trévières : la gueule cassée

Calvados, Normandie

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Trévières.

Le monument aux morts de Trévières est un des plus émouvants de Normandie. Sculpté en 1920 par le sculpteur local Edmond de Laheudrie (1861-1946), il fut endommagé au cours de la Seconde Guerre mondiale par un éclat d’obus qui arracha la partie inférieure du visage de la statue. Cette femme, qui à l’origine représentait la victoire, est devenue symbole des gueules cassées de la guerre 14-18.

Cette statue est aussi le symbole de la France meurtrie mais toujours debout, vaillante, résistante face à l’ennemi.

Rouen : « Ils ont des droits sur nous. »

Normandie, Seine-Maritime

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Rouen.

Ce monument de Rouen n’est pas un monument aux morts car aucun nom de soldats n’y figure. Il s’agit d’un monument de la Victoire.

Il est situé sur la rive gauche de la Seine, même si son emplacement originel était sur la rive droite, place Foch, près du Palais de Justice. Réalisé par Maxime Real del Sarte en 1926, il se compose d’une colonne surmontée d’une femme ailée (symbole de la victoire), d’un groupe de 3 civils (Jeanne d’Arc est entourée d’une veuve et d’un orphelin) et, au pied de la colonne, de deux soldats montant la garde. Le soldat de gauche a les traits de visage de Charles Maurras (lire cet article pour en savoir plus) ce qui a suscité une polémique en 2010.

Sur les côtés, on peut également voir des bas-reliefs représentant des refugiés belges qui furent accueillis en Normandie pendant la guerre.

La phrase « Ils ont des droits sur nous » est inscrite dans le granit sous le groupe de civils. Elle est extraite du discours d’investiture de Georges Clemenceau en 1917 :

« Ces Français que nous fûmes contraints de jeter dans la bataille, ils ont des droits sur nous. Ils veulent qu’aucune de nos pensées ne se détourne d’eux, qu’aucun de nos actes ne leur soit étranger. Nous leur devons tout, sans aucune réserve. Tout pour la France saignante dans sa gloire, tout pour l’apothéose du droit triomphant. »

Caen : « Les Normands sont là. »

Calvados, Normandie

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Caen.

Le monument aux morts de la ville de Caen est particulièrement remarquable. Composé d’une colonne surmontée d’une figure féminine ailée (représentation de la victoire) et d’un socle avec de bas-reliefs très détaillés (représentation des soldats au combat), il trône au milieu de la place Foch à Caen et sert aujourd’hui davantage de rond-point que de lieu mémoriel.

On peut y lire des citations du maréchal Pétain, du commandant-en-chef des forces alliées sur le front de l’Ouest Ferdinand Foch et de l’officier général Joseph Joffre, ce qui est assez rare sur un monument aux morts.

Voici le contenu de ces citations :

« Le 9 avril est une journée glorieuse pour nos armées. Les assauts furieux du Konprinz ont été partout brisés. Les Allemands attaqueront sans doute encore. Que chacun travaille et veille pour obtenir le même succès qu’hier.
Courage. On les aura. »
PETAIN

« Vous avez gagné la plus grande bataille de l’histoire et sauvé la cause la plus sacrée : la liberté du monde. Soyez fiers ! D’une gloire immortelle vous avez paré vos drapeaux. La postérité vous garde la reconnaissance. »
FOCH

« Au moment de s’engager dans une bataille dont dépend le salut du pays il importe de rappeler à tous que le moment n’est plus de regarder en arrière. Tous les efforts devront être employés à attaquer et à refouler l’ennemi. Toute troupe qui ne peut plus avancer devra coûte que coûte garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer.
Aucune défaillance ne peut être tolérée. »
JOFFRE

Une seconde citation de Foch rend particulièrement hommage aux soldats normands :

« Je suis tranquille
Les Normands sont là. »

Valognes

Manche, Normandie

© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Valognes.

Le monument aux morts de Valognes représente une femme avec une coiffe soutenant dans ses bras un soldat mourant. Est-ce son mari ? son fils ? Les deux possibilités s’offrent au regard du passant.

Il symbolise aussi la France qui, malgré la victoire (souvent représentée par une femme), doit enterrer ses 1 400 000 morts (20 000 morts pour le département de la Manche).

Le sculpteur Ernest Dubois (1863-1930) a accentué l’expressivité des mains : ces deux êtres se tiennent fort dans la douleur.

Il s’agit d’un monument aux morts cantonal et communal : les noms gravés sur le mausolée sont donc ceux de tous les morts pour la France du canton de Valognes.

Saint-Paër

Non classé, Normandie, Seine-Maritime

SPLecourt -2014-08-MAM Le Poër (76)-30© Serge Philippe Lecourt, Monument aux morts de Saint-Paër.

Cette sculpture réalisée par Maurice Ringot (1880-1951) en 1921 représente une Marianne levant le bras en signe de victoire. Sa grâce et la finesse de ses traits sont particulièrement remarquables. La sculpture en calcaire est très fluide, on croirait cette femme en mouvement, contrairement à de nombreux monuments aux morts qui semblent figés dans le temps.